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publié le 22/01/2017
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Interview avec Jean-Jacques Ronsain, Expertises Galtier

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Jean-Jacques RONSAIN, associé chez Expertises Galtier, est responsable du développement sur la région sud. Il nous a accordé un entretien au cours duquel il nous présente son métier et la valeur ajoutée que son entreprise peut apporter aux assurés.

Le cabinet GALTIER est un partenaire d'Eurosud dans le domaine des expertises avant et après sinistre au même titre qu'un certain nombre d'autres cabinets reconnus pour leur professionnalisme. Il fêtera ses 120 ans en 2014. Il a, comme Eurosud, une origine familiale très ancrée et une évolution qui a associé la majeure partie de ses cadres depuis plus de vingt ans. Aujourd’hui, les effectifs sont d’environ 300 personnes dont 140 associés répartis en une quinzaine d’implantations.

 

Pourquoi peut-il être important de faire appel à un expert d’assuré ?
JJR : L’assuré, quand il subit des dommages, doit tout mettre en œuvre pour obtenir la meilleure indemnisation de ses préjudices. Pour cela, l’aide d’un professionnel de l’évaluation, habitué à gérer des situations de crise et travaillant en étroite collaboration avec le courtier en assurances, s’avère précieuse.

 

Fait-on appel à un expert d’assuré avant ou après sinistre ?
JJR : Les deux. La mission de l’expert après sinistre consiste bien sûr à estimer les dommages directs ainsi que les Pertes d’Exploitation, et de négocier ensuite les indemnisations avec l’expert missionné par la compagnie sous la forme d’une expertise amiable contradictoire. Toutes ces opérations se réalisent dans un cadre précis, celui du contrat d’assurance en place, et donc des garanties souscrites.

Il est important de souligner que les déclarations de valeur des bâtiments, Matériels, marchandises et pertes d’exploitation se font sous la seule responsabilité de l'assuré. Toute erreur ou insuffisance lui est opposable en cas de sinistre.

L’expert d’assuré a donc un rôle déterminant avant sinistre afin de mieux quantifier les risques encourus. L’estimation préalable des biens en valeur d’assurance, c'est-à-dire en valeur de reconstruction des bâtiments et de reconstitution de l’ensemble des matériels permet d’obtenir d’importants avantages.

 

Interview avec Jean-Jacques Ronsain, Expertises Galtier
Interview avec Jean-Jacques Ronsain, Expertises Galtier

Quelle aide préalable pouvez-vous apporter en matière de Pertes d’exploitation ?
JJR : Nous accompagnons le chef d’entreprise dans sa mise en situation des conséquences indirectes d’un sinistre partiel ou total. Il s’agit alors de détecter des points de vulnérabilité, de quantifier une éventuelle reprise partielle d’activité avec ou sans sous-traitance, d’ajuster les paramètres de garanties en fonction des délais de reconstitution de l’outil de travail et de la clientèle. Nous ajoutons une plus-value à sa connaissance de son métier, de ses marchés et de sa concurrence par notre savoir-faire dans la gestion de crise la mise en œuvre des garanties souscrites et le règlement des sinistres industriels.

Cette démarche en amont permet la mise en place d’une assurance que l’on peut vraiment qualifier de « sur-mesure ».


Merci Jean-Jacques Ronsain. Pour conclure, il est important de souligner à quel point nos métiers sont complémentaires surtout dans le monde de l’entreprise qui est notre secteur de prédilection, comme le vôtre. De la qualité et de l’exigence que nous pouvons mettre en commun au service de nos clients dépend pour une bonne part la poursuite ou non de leur activité en cas de sinistre majeur. C’est une responsabilité importante qui justifie pleinement, à elle seule, la confiance nécessaire entre les partenaires

Interview avec Jean-Jacques Ronsain, Expertises Galtier
Interview avec Jean-Jacques Ronsain, Expertises Galtier
Interview avec Jean-Jacques Ronsain, Expertises Galtier
Interview avec Jean-Jacques Ronsain, Expertises Galtier

De quels avantages parlez-vous ?
JJR : En premier lieu, le fait d’avoir fait établir par nos soins une base cohérente des capitaux à assurer permet d’obtenir auprès des compagnies l’abrogation de la règle proportionnelle d’indemnisation applicable en cas d’insuffisance des capitaux assurés.

 

Par expérience, le principe de cette règle échappe souvent aux chefs d’entreprises. Pouvez-vous nous donner un exemple concret ?
JJR : Bien sûr. Supposons qu'un bâtiment assuré pour 2 M d’euros subisse un sinistre évalué à 600 000 euros. L’assuré pense alors que les dommages vont automatiquement être indemnisés en totalité puisqu’ils sont largement inférieurs à la valeur garantie. En réalité, les experts auront pour première mission de déterminer la valeur réelle de reconstruction de la totalité au jour du sinistre et de la comparer à la valeur souscrite. Dans le cas évoqué, si la valeur de reconstruction de l’ensemble aurait dû être par exemple de 3 M d’euros, le règlement se fera donc sur les bases suivantes : 600 000 euros (dommages) x 2 M euros (valeur assurée) / 3 M d’euros (valeur assurable) = 400 000 euros (indemnité).

Cette règle dite « proportionnelle » est applicable aux principales déclarations, bâtiments, matériels, marchandises et Pertes d’exploitation. On comprend mieux alors la nécessité d’une déclaration au plus juste qui peut s’avérer vitale le moment venu.

Quels sont les autres avantages de l’estimation préalable ?
JJR : Seule la détermination de la valeur réelle des existants permet de payer une juste prime, alors qu’une sur-garantie reste coûteuse et une sous-garantie dangereuse. Enfin, cette meilleure maîtrise des déclarations est un atout supplémentaire pour un courtier comme EUROSUD ou un autre qui recherche systématiquement le meilleur placement des risques auprès des compagnies et la préservation des intérêts de ses clients.

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